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voir aussi :  Comptes rendus d’ouvrages scientifiques et de colloques

47.  « Economic and Industrial Issues in France’s Approach to the German Question in the Post-War Period »in F. Bozo et allii, France and the German Question, 1945-1990, Berghahn (USA), 2019. (site éditeur)

Présentation de l’ouvrage: In the immediate aftermath of World War Two, the victors were unable to agree on Germany’s fate, and the separation of the country—the result of the nascent Cold War—emerged as a de facto, if provisional, settlement. Yet East and West Germany would exist apart for half a century, making the « German question » a central foreign policy issue—and given the war-torn history between the two countries, this was felt no more keenly than in France. Drawing on the most recent historiography and previously untapped archival sources, this volume shows how France’s approach to the German question was, for the duration of the Cold War, both more constructive and consequential than has been previously acknowledged.

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46. – « Le ministère français des Affaires étrangères face au blocus économique contre l’Allemagne : objectifs et stratégie. », Patrick Fridenson et Pascal Griset (dir.), L’Industrie française dans la Grande Guerre, Paris, Comité pour l’histoire économique & financière de la France-Igpde, coll. « Animation de la recherche », 2018. (site éditeur)

Présentation de l’ouvrage: Comment la France peut-elle faire face à sa dépendance vis-à-vis de l’étranger pour certains produits, développer l’application des sciences et l’innovation dans l’industrie, mieux articuler ses PME et ses grandes entreprises, dynamiser son secteur public, adapter le marché du travail, rénover les relations public-privé, renforcer sa coopération avec certains États européens et avec les États-Unis ? Ces défis ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont d’abord ceux de la guerre de 1914-1918. Les entreprises, leurs syndicats professionnels, les ouvrières et les ouvriers, les ingénieurs, les militaires et les fonctionnaires les affrontent dans l’urgence. Ils mettent l’État à l’épreuve – entre les différents ministères concernés : la Guerre, l’Armement, le Commerce et l’Industrie, les Travaux publics, le Travail et les Affaires étrangères, entre eux et les Finances, entre les gouvernements successifs et le parlement – car le voici sommé de gagner en agilité et en cohérence, de lutter contre les pénuries et les destructions, de permettre à tous de vivre, d’organiser les approvisionnements, les transports et les fabrications pour le combat, et de conjuguer les positions différentes des territoires. Les défis sont aussi ceux des enjeux de long terme créés par l’occupation d’une partie de la France, les ravages et blocages subis par le reste du pays, l’expérience des changements ordinaires et extraordinaires survenus pendant le conflit armé, l’accroissement du rôle de l’État, les désirs d’Europe face à la montée du pouvoir américain et à l’ébullition à l’Est du continent. Ce livre écrit par des historiens étrangers et français s’inscrit dans la suite des volumes sur les Finances dans la guerre. Il présente le premier panorama d’ensemble de l’industrie française dans cette guerre et des multiples réseaux qui la relient au monde. Il donne à voir le pluralisme du modèle français, sa capacité à gagner mais aussi les coûts de la victoire.

45. – « Le haut-commissariat français et la nouvelle Allemagne (1949-1955) »in M. Aballea, M. Osmont (dir.), Un siècle et demi de présence diplomatique : la France en Allemagne depuis 1871/ Frankreich in Deutschland seit 1870 : 150 Jahre diplomatische Präsenz, Steiner V., 2017. (site éditeur)

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Présentation ouvrage : 
L’histoire de la diplomatie française en Allemagne est un objet de recherche exceptionnellement riche. L’ambassade actuelle située Pariser Platz 5, au cœur de Berlin, à l’emplacement de l’hôtel particulier acquis par Napoléon III en 1860, résume à elle-seule l’histoire mouvementée d’un réseau diplomatique, consulaire et culturel à nul autre pareil. Cet ouvrage propose à travers différentes contributions de retracer un siècle et demi de présence française en Allemagne depuis l’unification du Reich. Les lieux de cette présence – Berlin tout d’abord mais aussi Bonn et Munich – les acteurs et l’évolution des pratiques diplomatiques sont au cœur de la réflexion. Mettant l’accent sur le quotidien des émissaires français, l’expérience de l’immersion en terre allemande et le contact interculturel qu’induit le travail diplomatique, cet ouvrage s’inscrit dans le renouveau contemporain de l’histoire de la diplomatie.

44. « La CECA, comme lieu de mémoire européen », in S. Schirmann (éd.), Guerre et paix. Une destinée européenne ? Publications de la maison de Robert Schuman, Peter Lang, 2016. (site éditeur)

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Présentation ouvrage :
Les expériences communes des Européens conduisent-elles à une «européanisation des consciences» ? L’amorce d’un processus de construction européenne au XXe siècle, et notamment après 1945, s’est nourrie d’un narratif mettant en valeur l’apport de ce processus à la paix, au développement socio-économique et à l’enracinement démocratique. Ce narratif est présent dans l’ensemble des discours et décliné à travers des adaptations nationales dans la majeure partie des États membres de l’UE. En panne aujourd’hui, il mérite d’être interrogé. Ne favorise-t-il pas des « mémoires concurrentes », rendent difficile l’émergence de lieux de mémoire européens ? Compte tenu, justement, de certains événements mémoriels : centenaire de la Grande Guerre, soixantième anniversaire du déclenchement de la guerre d’Algérie, conférence de Genève de 1954 qui scelle la fin de la première guerre d’Indochine, échec de la CED en 1954 qui lance le processus de réarmement de l’Allemagne, les auteurs des contributions réunies dans ces actes réfléchissent à la thématique de la destinée européenne, autour de trois axes : les conflits européens (ces « guerres civiles européennes »), les victimes, et les processus de pacification.

43. Françoise Berger, Anne Kwaschik (Hg.), La „condition féminine“. Feminismus und Frauenbewegung im 19. und 20. Jahrhundert /La „condition féminine“. Féminismes et mouvements de femmes au XIXe-XXe siècles, Franz Steiner Verlag GmbH, Stuttgart, 2016, 345 pages.

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Présentation ouvrage :  Depuis quelques années, les voix se multiplient, tant en France qu’en Allemagne, pour appeler à de nouvelles impulsions pour une histoire des femmes à l’ère de l’histoire du genre. Dans le même temps, les discussions en cours continuent d’inscrire le sujet à l’agenda politique.
Le Comité franco-allemand des historiens (DFHK) s’est donné pour mission de s’interroger sur les « conditions féminines » de l’histoire de l’Europe occidentale aux XIXe et XXe siècles, en se concentrant sur une perspective transnationale.
Des chercheurs d’Allemagne, de France, d’Italie et des États-Unis ont discuté, entre autres, des sujets suivants : Quels facteurs ont façonné le développement des mouvements de femmes et comment les temps de guerre et de paix les ont-ils affectés ? Quel rôle ont joué les contextes nationaux et les interdépendances transnationales dans les années 1970 ? Quels catalyseurs et obstacles sont déterminants pour l’évolution du monde du travail et de la formation ? Et comment l’histoire du « genre » peut-elle être écrite comme catégorie de recherche en Europe ?

Seit wenigen Jahren mehren sich die Stimmen, sowohl in Frankreich als auch in Deutschland, die neue Impulse für eine Geschichte der Frauen im Zeitalter der Geschlechtergeschichte fordern. Zeitgleich bringen aktuelle Diskussionen das Thema immer wieder auf die politische Agenda.
Das Deutsch-Französische Historikerkomitee (DFHK) macht es sich daher zur Aufgabe, nach den « conditions féminines » in der westeuropäischen Geschichte des 19. und 20. Jahrhunderts zu fragen und legt den Schwerpunkt dabei auf eine transnationale Perspektive.
Forscherinnen und Forscher aus Deutschland, Frankreich, Italien und den USA diskutieren unter anderem die folgenden Themenkomplexe: Welche Faktoren prägten die Entwicklung der Frauenbewegungen und wie wirkten sich Kriegs- und Friedenszeiten aus? Welche Rolle spielten nationalstaatliche Kontexte und transnationale Verflechtungen in den 1970er Jahren? Welche Katalysatoren und Hindernisse sind für die Veränderungen von Arbeits- und Ausbildungswelten entscheidend? Und wie lässt sich die Geschichte von « Gender » als einer Forschungskategorie in Europa schreiben?

42. Françoise Berger, Anne Kwaschik, « De l’actualité d’une histoire des féminismes et de la ‘condition féminine’, Éléments d’introduction »in Françoise Berger , Anne Kwaschik (dir.), La „condition féminine“. Feminismus und Frauenbewegung im 19. und 20. Jahrhundert /La „condition féminine“. Féminismes et mouvements de femmes au XIXe-XXe siècles, Franz Steiner Verlag GmbH, Stuttgart, 2016, p. 9-22.

41. «  L’industrie lourde, un monde interdit aux femmes ? Comparaison franco-allemande de la place des femmes dans l’industrie métallurgique, du début du XXe siècle à nos jours », in Françoise Berger, Anne Kwaschik (dir.), La „condition féminine“. Feminismus und Frauenbewegung im 19. und 20. Jahrhundert /La „condition féminine“. Féminismes et mouvements de femmes au XIXe-XXe siècles, Franz Steiner Verlag GmbH, Stuttgart,  2016, p.291-308.

40. – « Les enjeux de la canalisation de la Moselle et de la Sarre jusqu’au Rhin pour les industriels sidérurgistes du bassin Lorraine-Sarre-Luxembourg (jusqu’aux années 1950) », in B. Touchelay, F.Berger, Pierre Tilly, M. Rapoport (éd.), Industries, territoire et cultures en Europe du Nord-Ouest XIX-XXe siècles, CNMT, 2016.

39.  Béatrice Touchelay, Françoise Berger, Pierre Tilly, Michel Rapoport (éditeurs), Industries, territoire et cultures en Europe du Nord-Ouest XIX-XXe siècles, CNMT, 2016, 272 pages. Voir la table des matières

38. Documents diplomatiques français, 1941 (Vichy), Ministère des Affaires Étrangères, Commission de publication des documents diplomatiques, sous la direction du Pr. André Kaspi [en collaboration avec Catherine Nicault et Claire Mouradian, Paris-Bruxelles, Peter Lang, 2015.

 

37. « Le Benelux, l’Allemagne et la France en tant que partenaires économiques en Europe. Évolution, actualité et perspectives » (introduction partie 5), in Michel Dumoulin, Jürgen Elvert, Sylvain Schirmann (Hrsg.), Encore ces chers voisins. Le Benelux, l’Allemagne et la France aux XIXe et XXe siècles, Studien zur Geschichte der Europäischen Integration, Band 7, Steiner Verlag, 2014, , p.207-210

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Présentation ouvrage : Le volume « Encore ces chers voisins », successeur du « Ces chers voisins », parle de la coopération entre les voisins européens, le Benelux, l’Allemagne et la France, pendant les deux derniers siècles. Les articles traitent de la coopération transfrontalière dans l’espace européen et montrent que celle-ci n’a pas commencé seulement après 1945, mais remonte au contraire à une date bien antérieure.  Ils examinent les relations culturelles, linguistiques, économiques et politiques entres ces pays. À l’aide des questions suivantes, les auteurs analysent différents exemples de la coopération transfrontalière : Quel rôle revient au Benelux dans le processus de l’unification de l’Europe ? Comment s’organisent les espaces frontaliers dont certaines régions de l’autre pays sont plus proches que d’autres régions sur leur propre territoire national ? Les exemples illustrent quels problèmes peuvent apparaître lors d’une coopération transnationale avec des pays frontaliers. De surcroît, ils renvoient aux autres grands défis de l’Union européenne qui sont directement liés à ces problèmes.

36. En collaboration avec Hervé Joly (CNRS-Larhra): «  »Fall 13“. Das Rastatter Röchling-Verfahren« , in K. Priemel, A. Stiller (Hg.), NMT. Die Nürnberger Militärtribunale zwischen Geschichte, Gerechtigkeit und Rechtschöpfung, Hamburger Edition, 2013, p. 464-490 (2e éd. 2014).

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Présentation ouvrage :  Erstmals werden alle zwölf Prozesse und ihre Protagonisten – Richter und Rechercheure, Ankläger und Analysten, Verteidiger und Verurteilte – umfassend untersucht sowie die historischen Kontexte und juristischen Probleme systematisch dargestellt. Die zwölf Verfahren vor dem Nürnberger Militärtribunal (NMT), in denen amerikanische Ankläger zwischen 1946 und 1949 die Funktionseliten aus Militär, Bürokratie, Partei und Wirtschaft des »Dritten Reiches« vor Gericht stellten, standen lange Zeit im Schatten des ersten, sogenannten Hauptkriegsverbrecher-prozesses. Und doch sollten die Verfahren der Nürnberger Militärtribunale historisch wie juristisch eine erhebliche Wirkmacht entfalten. Denn die Ermittler und Staatsanwälte stellten sich eine hochkomplexe Aufgabe: Es sollten nicht nur die Verantwortlichen auch jenseits der unmittelbaren Täter zur Rechenschaft gezogen und juristische Präzedenzfälle geschaffen, sondern zugleich sollte eine historisch korrekte Lesart der natio nalsozialistischen Herrschaft etabliert werden. Recht, Gerechtigkeit und Geschichte sollten Hand in Hand gehen. In der Umsetzung stieß dieses ambitionierte Vorhaben auf zahlreiche Probleme: praktische Schwierigkeiten der Beweisführung, kontroverse historische Interpretationen im Gerichtssaal, die wachsende Ablehnung der Verfahren in der deutschen und US-amerikanischen Öffentlichkeit sowie der beginnende Kalte Krieg.

35. « Le Traité de l’Elysée et les relations franco-allemandes depuis 1945« , Mémoires consulaires, n°41, mars 2013, p. 2-8.


34. « France – Allemagne : stratégies industrielles comparées sur la longue durée », Outre- Terre n°33-34, décembre 2012, p. 213-231.

et dans le même numéro de revue:
Berger Françoise, Korinman Michel, « Entretien avec Jean-François Eck, professeur à l’université de Lille 3 », Outre-Terre, 2012/3 (n° 33-34), p. 209-212.

33. « Les stratégies d’adaptation à la mondialisation. Étude comparée du secteur sidérurgique en France et en Allemagne. », in Jean-François Eck (Hrsg.), Dietmar Hüser (Hrsg.), Deutschland und Frankreich in der Globalisierung im 19. und 20. Jahrhundert / L’Allemagne, la France et la mondialisation aux XIXe et XXe siècles, Schriftenreihe des Deutsch-Französischen Historikerkomitees, Band 8, Steiner Verlag, 2012, 213 S, p. 73-92. (site éditeur)

Abstract article: La sidérurgie a connu en France et en Allemagne une évolution à la fois semblable et contrastée, résultat d’adaptations successives à la mondialisation, à l‘œuvre dans ce secteur dès la fin du XIXe siècle. Tour à tour ou simultanément, ont été utilisées à cette fin la pénétration commerciale à l’étranger, les ententes, le progrès technique, la concentration financière. Malgré la similitude des approches, les résultats sont contrastés, comme le montre, en France, depuis le rachat d’Arcelor par Mittal, la disparition de la dernière entité autonome, contrairement à l’Allemagne qui a su conserver une sidérurgie nationale. On peut s‘interroger sur les raisons de ce contraste. Sans doute convient-il de les chercher dans l’environnement dans lequel se situent les firmes. Celui-ci semble avoir été moins propice au maintien du secteur dans le cas français. Mais il faut aussi tenir compte de la gestion des entreprises, souvent plus performante en Allemagne. Une dernière particularité du secteur est l’absence de tout regroupement franco-allemand, à quelques exceptions près telles que les Dillinger Hütte, entreprise sarroise qui, malgré une taille moyenne, remporte d’appréciables succès en se spécialisant dans les grands contrats à l’exportation.

 Table des matières de l’ouvrage / Inhaltsverzeichnis

32. « André François-Poncet, un acteur de l’histoire franco-allemande et européenne », Revue Questions internationales L’humanitaire, n°56, juillet-août 2012, Documentation française, p.108-114.

31. « L’armistice de 1940: négociations et conséquences »Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée, n° 140, 2011, 57-65. (site de la revue)

30. « Premières approches historiques sur l’intégration économique européenne : une réflexion sectorielle« ,Cahiers FARE, Université de Strasbourg, n°1, sept. 2011, p. 17-40 (lien éditeur)

Présentation ouvrage : 
Ce volume réunit des contributions d’historiens et de politistes sur le thème « patronats européens et intégration européenne ».  Les appels à l’interdisciplinarité sont légion. Tout en croisant les approches d’histoire et de science politique, cet ouvrage entend  respecter l’identité de chaque discipline. Son objectif est de contribuer à définir l’objet « patronat européen », et de préciser des labels (« Business History », « European studies », « histoire des relations internationales », « sociologie politique européenne », « économie politique », « relations professionnelles », etc). Les voies d’un dialogue possible sont esquissées autour de la déconstruction de l’acteur étatique. Une autre convergence apparaît dans le refus d’une approche en termes de « niveaux multiples » (multi-governance) et au profit d’une conception qui penserait ensemble le national et l’européen, au sein d’un même individu, au sein d’une même organisation, au sein de mêmes pratiques.  En essayant de penser l’européen à l’aune de processus nationaux, transnationaux, supranationaux ou internationaux, il s’agit non pas de trancher sur la nature de l’Union européenne (système supranational versus système intergouvernemental) mais de se donner les moyens de repenser la définition d’un processus qui dépasse les catégories nationales. 

29. « Alexis Aron, ingénieur sidérurgiste »Archives juives, n°44/1, mars 2011, p.136-139. 

 28. Françoise Berger, Eric Bussière, « La France, la Belgique, l’Allemagne et les cartels de l’Entre-deux-guerres. Une méthode pour l’organisation économique de l’Europe » in Michel Dumoulin, Jürgen Elvert, Sylvain Schirmann (dir.), « Ces chers voisins » L’Allemagne, la Belgique et la France en Europe du XIXe au XXIe siècles, Steiner Verlag, Stuttgart, 2010, p. 222-242.

Résumé : La France, la Belgique et l’Allemagne représentent jusqu’aux années 1960 le cœur industriel de l’Europe continentale. Pour prendre en compte à la fois l’unité de cet espace et les disparités de structure et d’intérêts de son marché, les gouvernements et les industriels européens ont très tôt recherché des solutions du coté de l’organisation des marchés au moyen d’accords commerciaux et d’ententes privées. Cet article vise d’abord à évaluer le rôle joué par les acteurs originaires des trois pays précédemment cités dans le processus européen de cartellisation. Il présente à cette fin une réflexion sur la place des cartels dans les projets d’organisation économique de l’Europe de l’Entre-deux-guerres et montre que ceux-ci concernent essentiellement les industries de la première industrialisation, en particulier la métallurgie. Il propose également une mise en perspective du rôle que ce type d’organisation des marchés, aux fortes implications sociales, politiques et internationales, a pu jouer lors de la mise en œuvre de la construction européenne à partir des années 1950. A cette époque, on note le passage à un modèle conventionnel rénové, par l’action des pouvoirs publics, des nouvelles institutions européennes, mais aussi des entreprises qui s’adaptent à la nouvelle donne. La permanence des comportements et la relative pérennité du modèle d’organisation au delà des années 1950 renvoient aussi à des permanences d’un autre type, celles d’une forme d’organisation contractuelle de l’économie et de la société en Europe continentale très présente jusqu’aux années 1980.

(voir le sommaire de l’ouvrage)

 27. En collaboration : Documents diplomatiques français, 1940, tome II (11 juillet- 31 décembre),Commission de publication des documents diplomatiques, Ministère des Affaires Étrangères, sous la direction d’André Kaspi, Bruxelles, éditions Peter Lang, 2010, 1058 p. (en collaboration avec Catherine Nicault (Univ. De Reims) et Claire Mouradian (EHESS) (présentation éditeur)

Présentation ouvrage : Quatrième de la série des documents diplomatiques français consacrés à la Seconde Guerre mondiale, ce volume débute à la date à laquelle les deux chambres, réunies en Assemblée Nationale, votent les pleins pouvoirs au gouvernement dirigé par le maréchal Pétain pour promulguer la constitution de ‘État français. Les documents choisis montrent donc les premiers pas du régime de Vichy dans le domaine des relations internationales, tant du côté des vainqueurs, intransigeants, que de l’ancien allié britannique, avec lequel les contacts sont maintenus, et des États-Unis, neutres mais dont les sympathies inclinent clairement vers la Grande-Bretagne. 

26. Le XXe siècle (1914-2001) (avec Gilles Ferragu, Paris X), collection Université, Hachette, 2009, 414 p. (2e édition 2013 – 3e édition 2017)

 » Nous autres, civilisations, savons désormais que nous sommes mortelles  » : la célèbre sentence de Paul Valéry pourrait servir d’épitaphe à un siècle dense, durant lequel on a pu dire que l’histoire s’accélérait, tant elle paraissait échapper aux hommes. Un siècle à la fois dense et court, scandé par des guerres, des affrontements de nature diverse, comme autant de continuation de la politique. Un siècle dont la cohérence doit être, comme d’autres (le siècle de Louis XIV ou celui de Victoria), cherchée en dehors de la seule démarche chronologique.
Sommaire:Le XXe siècle 1914-2001 Première partie – Un monde en guerre (1914-1945) 1. La Première Guerre mondiale : une Europe terre de combats 2. Une Europe déchirée, des sociétés bouleversées 3. Les transformations économiques de l’Europe et du monde dans l’entre-deux-guerres 4. Le monde anglo-saxon dans l’entre-deux-guerres 5. De la Russie à l’URSS dans l’entre-deux-guerres 6. L’Italie fasciste 7. De la république de Weimar au Reich nazi 8. La France de l’entre-deux-guerres 9. La montée des tensions en Europe et en Asie 10. La Seconde Guerre mondiale I. De la défaite du monde libre à sa           libération 11. La Seconde Guerre mondiale II. La France dans la guerre 12. Le bilan de la guerre Deuxième partie – Croissance et Guerre froide (1945-1973) 13. La nouvelle situation internationale et l’affrontement des blocs 14. Les nouvelles puissances 15. La reconstruction et l’organisation économique et politique de l’Europe de l’Ouest (1945-1973) 16. La fin des empires (1945-1975) 17. La croissance économique et la transformation profonde de la société française après 1945 18. L’évolution des sociétés occidentales européennes pendant la croissance (1945-1973) Troisième partie – De la crise aux nouveaux conflits (1973-2001) 19. De la marginalisation de l’Europe de l’Est à sa « libération » 20. La crise des sociétés industrielles et la mondialisation de l’économie 21. La poursuite de la construction européenne après 1973 22. Une France entre tradition, reconversion et modernisation 23. Les Amériques 24. Les nouveaux acteurs dans l’espace mondial 25. Un monde déstabilisé 26. Un monde globalisé et pacifié ?

25. «Divergences et convergences économiques », in Ulrich Pfeil, Jean-Paul Cahn (dir.), Allemagne 1961–1974. De la construction du Mur à l’Ostpolitik, volume 2/3, éditions du septentrion, 2009, p. 187-215.

 Résumé : Structures, méthodes et évolution économiques comparées de la RFA et de la RDA au cours des années de forte croissance et jusqu’à la crise.

Présentation ouvrage :
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le régime est-allemand érigea un mur dans l’ancienne capitale du Reich pour endiguer l’hémorragie de ses citoyens vers la RFA. Des familles furent déchirées et, au moment de sa destruction, en 1989, ce mur avait tué une centaine de personnes. Sa construction sembla cimenter l’ordre binaire de la Guerre froide et la division de l’Allemagne, mais il fut surtout la césure la plus profonde de l’histoire allemande entre 1945/49 et 1989/90. Cependant après quelques mois de colère et d’indignation, les nouvelles réalités provoquèrent une réorientation au sein de la classe politique occidentale, incitant Bonn à redéfinir ses rapports avec l’« autre Allemagne ». Celle-ci poursuivit ses efforts en vue de s’affirmer aux plans intérieur et extérieur. Le Mur mit fin à la crise de Berlin dans sa phase spectaculaire, mais il n’atténua guère la rivalité entre les deux Allemagnes qui s’installèrent à des degrés divers et de manière différente dans la division déclenchant un long processus de démarcation. Au début des années 1970, force était de constater que les divergences allaient croissant entre les projets politiques des uns et des autres, l’incompatibilité des structures sociales et les contrastes dans les usages linguistiques constituaient des frontières invisibles, tout comme les représentations culturelles qui se caractérisaient par des approches concurrentes. Ces éloignements politiques, sociétaux et culturels se trouvent à l’origine de l’Ostpolitik de Willy Brandt, lequel considéra que les deux États allemands ne pouvaient pas être étrangers l’un pour l’autre, si bien que leurs relations ne pouvaient que revêtir un caractère particulier. À partir des résultats de la recherche récente, cet ouvrage se propose d’analyser les spécificités d’une histoire intégrée des deux Allemagne caractérisée tout à la fois par des interdépendances et des démarcations.

24. « La CECA et la question de l’énergie« , in Alain Beltran, Christophe Bouneau, Yves Bouvier, Denis Varaschin, Jean-Pierre Williot (dir.), État et énergie, XIXe-XXe siècle, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, Paris, 2009, p.527-555.

Résumé : Cet article aborde la position de la CECA face à la situation énergétique des années 1950, puis son rôle directeur par la suite dans le domaine des politiques énergétiques européennes.

 Présentation ouvrage :
Ouverture à la concurrence, développement des énergies renouvelables, volatilité des prix du pétrole, réchauffement climatique… Avec la généralisation de la prise de conscience des défi s à relever, les questions énergétiques passionnent. Ces défis ne sont pas uniquement économiques mais sont aussi de vrais sujets de société. C’est sur les spécificités « du modèle énergétique français » et du rôle de l’État que se sont penchés, régulièrement durant trois ans, historiens, économistes et acteurs lors d’un séminaire organisé par le Comité pour l’histoire économique et financière de la France.  En effet, s’il est bien un domaine industriel dans lequel l’État a été, depuis le début du XIXe siècle, tout à la fois législateur, opérateur, régulateur et financier, c’est celui de l’énergie. Véritable secteur moteur des différentes phases d’industrialisation, l’énergie (charbon, gaz, électricité, pétrole) s’est révélée stratégique tout en étant le champ privilégié de l’émergence de la notion de service public. Quels sont les différents rôles de l’État dans ce domaine ? Comment se sont élaborés, dans la longue durée, ces rapports complexes entre l’État et les opérateurs ? Quelle est la généalogie du modèle de la grande entreprise publique qui mettait son monopole au service de la nation ? Pourquoi l’énergie est-elle un secteur privilégié de l’action publique ? La trentaine de textes et de témoignages rassemblés dans ces actes retrace, analyse et permet de mieux comprendre les principaux mécanismes de cette histoire.

23. article: « Iron and steel trade«  et article: « Productivity missions« , in Akira Iriye and Pierre-Yves Saunier (ed.), Palgrave Dictionary of Transnational History, London, Palgrave Macmillan, 2009.

« Iron and steel trade » Abstract : More than for any other industrial products, the production and the distribution of iron and steel took place against the regional and then worldwide background of material, financial and political constraints. Of crucial importance was the intervention of the states, the international political context with rearmament moments and wars, various economic crises, the exporting capacity of producing countries, the emergence of new national competitors and ongoing technological innovations and the growth of replacement products. After the Second World War, this trade fell under the liberalization movement of world trade until the crisis of the 1970s. Since then, there have been important tensions and crises on the world iron and steel market.

« Productivity missions« : Abstract : History of the European productivity missions in the USA.

Présentation ouvrage :
The Palgrave Dictionary of Transnational History is written by over 350 authors from 25 countries and numerous subject disciplines. They share the belief that modern world history must be understood, not simply as a sum of national histories or a chronical of inter-state affairs, but also as a story of connections and circulation, by people goods, ideas and skills. These are not always confined to any particular country or region of the world, nor are they identifiable with states or governments. The essence of history can only be fully understood by following the flows, ties and appropriations they trigger across borders. Even such familiar items as taxation, the Cold War or beauty take on fresh significance when they are viewed in the framework, not of national or international affairs but of transnational relations and interactions.

22. « Le regard sur l’Amérique dans la sidérurgie française : des voyages d’études de l’Entre-deux-guerres aux missions de productivité du Plan Marshall », in H. Harter, A. Marès, P. Melandri, et C. Nicault (dir.), Terres promises. Mélanges offerts à André Kaspi, Publications de la Sorbonne, 2008, p.193-210.

Résumé : Cet article se penche sur les diverses voies de l’influence américaine dans la sidérurgie française du début du XXe siècle aux années 1950.

Présentation ouvrage :
Une quarantaine de contributions inédites composent cet ouvrage articulé autour de trois thématiques : l’histoire intérieure et extérieure des États-Unis, l’histoire des relations internationales, l’histoire contemporaine des Juifs. Sur l’Amérique du Nord (Canada et États-Unis), ce volume offre un panorama historique, de la colonisation au 11 septembre 2001. Il permet de comprendre la complexité des États-Unis actuels, à la fois dans leur relation au monde et dans les bouleversements qui touchent à leur identité au début du xxie siècle, comme vient d’en témoigner l’élection de leur 44e président, Barack Obama. En ce qui concerne les relations internationales, outre une réflexion théorique, c’est le xxe siècle qui est interrogé, de la Seconde Guerre mondiale aux affrontements de la guerre froide et aux affaires européennes : ici encore, les sujets sont au coeur de l’actualité historiographique et politique. Enfin l’ouvrage propose, entre la Pologne et les États-Unis, entre la France et les rives de la Méditerranée, de nouveaux éclairages sur l’histoire contemporaine des Juifs : l’affaire Dreyfus, la « francisation » des élites à l’époque coloniale, les désillusions idéologiques, les épreuves du déracinement, de l’exil et du réenracinement dans une nouvelle patrie, et la tragédie de la Shoah. À ces trois parties s’ajoutent quelques réflexions sur les grands débats historiographiques récents.

Au-delà de leur variété, ces textes témoignent des leçons qu’André Kaspi n’a cessé de dispenser, dans le droit fil de la tradition universitaire et intellectuelle française : rigueur de la méthode et honnêteté exigeante, ampleur de la synthèse, clarté absolue de l’exposition pour une recherche historique résolument axée sur la compréhension du temps présent. Cet ouvrage se veut un hommage, en même temps qu’un signe d’amitié, adressé à l’historien par René Rémond – peu avant sa disparition –, par ses collègues et par ses élèves. Hommage d’abord à l’américaniste renommé, auteur infatigable et pédagogue inlassable, à la Sorbonne comme dans les médias ; hommage au spécialiste des relations internationales, dans la lignée de ses maîtres, Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle ; hommage enfin à celui qui a fait oeuvre pionnière en France dans le champ de l’histoire de la Shoah, dont il a introduit l’enseignement à l’Université.

21. « La société Schneider face au travail obligatoire en Allemagne.« , in Christian CHEVANDIER, Jean-Claude DAUMAS (éd.), Le Travail dans les entreprises sous l’Occupation, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2007, p.67-86. (voir le sommaire)

 Présentation ouvrage :
Cet ouvrage, issu des travaux du Ve colloque du GDR du CNRS « Les entreprises sous l’Occupation », s’intéresse à la question du travail sous l’Occupation à travers le prisme de l’entreprise. Trois grandes questions sont privilégiées : l’impact des réquisitions de main-d’ oeuvre du Service du travail obligatoire (STO) sur la structure du marché du travail, la vie des entreprises et les comportements des travailleurs ; les conséquences des exigences allemandes et de la politique de Vichy sur les conditions de travail et le niveau des salaires ; le rôle des formes nouvelles de représentation du personnel prévues par la Charte du travail, des syndicats à l’échelon des entreprises, et de l’idéologie corporatiste du travail. En élargissant le champ de l’étude à toutes les entreprises, indépendamment de leur taille, à tous les secteurs d’activité, y compris les services, à toutes les catégories de travailleurs, sans oublier les femmes et les étrangers, et en faisant une large place aux comparaisons internationales, ce volume renouvelle profondément notre connaissance de ces années noires.

20.« Les relations entre les sidérurgies française et allemande de 1870 à la CECA », 
in Revue d’Allemagne et des Pays de langue allemande, avril-juin 2007, n°39, 2007, p. 163-199.

(sommaire de ce numéro) Aspects des relations économiques franco-allemandes au XXe siècle 
– Textes réunis et publiés par Jean-François Eck et Sylvain Schirmann

Introduction p.147 Acteurs et problèmes des relations économiques et financières franco-allemandes après 1945 – Jean-François Eck p.149 Les relations entre les sidérurgies française et allemande de 1870 à la CECA – Françoise Berger p.163 Fordistische Leitprodukte und techno-nationalistische Prestigeobjekte. Die Rundfunkindustrie im deutsch-französischen Vergleich (1925-1975) – Andreas Fickers p.201 Banque de France et Reichsbank face aux négociations du plan Young – Frédéric Clavert p.225 Le retour des entreprises allemandes en Lorraine dans les lendemains immédiats de la Seconde Guerre mondiale 1945-1960 – Denis Brunn p.241 Les orientations géographiques du commerce extérieur allemand depuis la fin du XIXe siècle : analyse d’un siècle de transformations – Béatrice Dedinger  p.253

19. « Les transferts technologiques venus d’Amérique dans la sidérurgie française et allemande au cours de l’Entre-deux-guerres. Étude comparée. »,
in C. Metzger, H. Kaelble (Hg.),Deutschland – Frankreich – Nordamerika : Transfers, Imaginationen, Beziehungen, Stuttgart, F. Steiner Verlag, 2006, p.171-188.

Résumé : Dans l’Entre-deux-guerres, la sidérurgie américaine possède une avance technologique certaine sur son homologue européenne. Les sidérurgistes français et allemands, qui sont eux-mêmes en contact professionnel parfois étroit (direct, ou lors de conférences internationales), s’intéressent à cette technologie : des voyages d’études sont organisés, des machines sont importées. Dans la concurrence qui se joue entre les deux principales sidérurgies européennes, c’est la sidérurgie allemande qui, grâce à sa puissance financière et à son esprit d’anticipation, franchit le pas la première pour l’équipement en train à bandes à coulée continue de technologie américaine,dans les années 1930. Ceci lui permet de prendre une avance remarquable dans le domaine de l’acier plat. Au-delà de la description de ces contacts et du jeu des transferts technologiques, qui ne sont pas à sens unique, un des problèmes évoqués est celui de savoir pourquoi la France ne put ou ne voulut pas prendre cette décision à cette époque.

Présentation de l’ouvrage: Das Dreieck Frankreich-Deutschland-USA hat in den letzten Jahren eine wechselvolle Geschichte erlebt. Deshalb hat sich das deutsch-französische Historikerkomitee auf seiner letzten Tagung die Untersuchung der diplomatischen, kulturellen, wirtschaftlichen und sozialen Beziehungs- und Verflechtungsgeschichte dieser Länder im 19. und 20. Jahrhundert zur Aufgabe gemacht.

18. « Éléments sur la crise de la sidérurgie en vue d’une approche comparative. Le cas du Nord-Pas-de-Calais et du groupe Usinor »,
in Revue du Nord, Hors série n° 21, La reconversion industrielle des bassins charbonniers vue dans une perspective comparative, 2006, p.43-57

Résumé : Dans la région Nord-Pas-de-Calais, les relations spécifiques de la sidérurgie française avec les pouvoirs publics, dans le cadre du groupe Usinor présenté ici, ont pesé sur les décisions à prendre pour une restructuration efficace du secteur. Avant la crise, la région Nord-Pas-de-Calais était une région sidérurgique innovante et le groupe Usinor y avait un taux de productivité bien supérieur à celui de ses concurrents lorrains. Mais des erreurs ont été commises, pour des raisons politiques et sociales, quand l’État a empêché la fermeture des unités les plus vétustes tout en favorisant les avancées technologiques. Malgré les sommes colossales injectées dans un secteur nationalisé en 1981 pour cause d’extrêmes difficultés financières, la restructuration n’a pas été suffisamment bénéficiaire à l’emploi industriel dans la région. De plus, les conséquences sur le tissu régional et local des crises à rebondissement, ont été inégales. Elles ont abouti au renforcement des difficultés dans l’ancien pays minier, au bénéfice du littoral dunkerquois.

17.  » Milieux économiques et États vis-à-vis des tentatives d’organisation des marchés européens dans les années trente.« , in É. Bussière, M. Dumoulin, S. Schirmann (dir.), Europe organisée, Europe du Libre-échange, Fin XIXe siècle – Années 1960, Bruxelles, Peter Lang, 2006, p.71-105.

Résumé : L’article propose une mise au point sur les connaissances dont on dispose aujourd’hui sur les cartels des années 1930 – le véritable âge d’or des ententes internationales – et les problèmes qu’ils posent aux historiens de l’Europe, en confrontant cette théorie avec une approche concrète de type économétrique.

Présentation ouvrage :
L’architecture économique de l’Europe a toujours suscité le débat parmi les acteurs économiques et sociaux. De la révolution industrielle aux années 1960, la mise en place d’une Europe économique a opposé les tenants d’une Europe organisée aux partisans du libre-échange.
Choisissant de croiser les interventions de jeunes chercheurs et d’historiens plus confirmés, cet ouvrage tente de faire le point sur ces approches. Se situant résolument dans la longue durée, il s’interroge sur les racines de l’identité économique de l’Union européenne et du marché unique. La dizaine de contributions qui composent ce volume porte un regard neuf sur ces éléments : les auteurs abordent ainsi clairement la problématique de l’approfondissement de la construction européenne à travers l’intégration économique, et apportent une contribution décisive à  la question des inflexions et des ruptures dans le processus historique.

16. « Les campagnes dans les évolutions sociales et politiques en Allemagne, de 1914 à 1933« , in D. Barjot (dir.), Les sociétés rurales face à la modernisation : Evolutions sociales et politiques en Europe des années 1830 à la fin des années 1920, Colin-Sedes, Collection : Regards sur l’histoire, 2005, p.229-247.

Résumé : les évolutions sociales et politiques dans le milieu rural allemand et la question agricole (1914 à 1933)

(site éditeur TdM)

Présentation ouvrage :
Entre 1830 et 1930, de la révolution industrielle à la crise mondiale, les campagnes ouest-européennes ont dû faire face au double défi de la modernisation et de l’intégration nationale. Tel a été le cas en France, mais aussi en Allemagne, en Italie, et avec plus de difficultés, en Espagne. En France, la prospérité du Second Empire a fait place à une dépression profonde, mais corrélative d’un ralliement du monde paysan à la République, qu’a renforcé la Première Guerre mondiale. Sur un fond d’unification nationale se produisent d’immenses migrations : elles sont le fruit de l’industrialisation accélérée en Allemagne, du trop plein démographique des régions méridionales en Italie. Il s’ensuit une grave crise des campagnes qui entrave le passage à la démocratie, se posant ainsi la question des origines du totalitarisme. L’Espagne elle non plus n’est pas épargnée, du fait de la rigidité de ses structures sociales archaïques. La crise atteint même la France, malgré la puissance intérieure des organisations syndicales agricoles. Le crash de 1920, puis la grande dépression des années 1930 révèlent l’ampleur du marasme du monde paysan en Europe occidentale : ils préparent dans une mesure assez large le grand affrontement mondial des années 1935-1945.

15. « Die Beziehungen zwischen der französischen und der deutschen Eisen- und Stahlindustrie während des Krieges » (Les relations entre la sidérurgie française et allemande pendant la guerre), in Zeitschrift für Unternehmensgeschichte, 2005/2  oct. 2005, p.159-180.

Résumé : La sidérurgie française dut produire pour l’Allemagne pendant la guerre sous le joug d’un contrôle extrêmement strict, mais ceci n’empêcha pas certains liens directs qui s’appuyaient sur des relations fort anciennes entre les deux patronats. Celles-ci furent d’abord totalement bouleversées par le conflit et les ambitions que celui-ci permettait à la sidérurgie allemande : recouvrement d’anciennes propriétés, récupération de brevets, prises de participation. L’ensemble de ces actions visaient à opérer une emprise durable sur une partie de l’économie française.
Sur le terrain, les entreprises françaises furent l’objet d’un double contrôle, militaire et civil, ce dernier étant placé sous la responsabilité de directeurs ou d’ingénieurs dans de grandes usines sidérurgiques allemandes. Si les entreprises chargées de ce contrôle technique en tirèrent de très bons bénéfices, cependant cette présence alla plutôt dans le sens d’une atténuation des difficultés humaines et matérielles de l’occupation. On constate aussi d’autres formes de relations qui allaient d’affaires commerciales relativement classiques à des propositions de travail ou d’investissements en commun. Le gouvernement nazi encouragea par ailleurs les rencontres entre industriels. Les entreprises de la zone occupée furent obligées d’adhérer aux cartels allemands, une manière de renforcer la mainmise sur leur production, qui aboutit cependant à une certaine égalité de traitement face au marché allemand et aux problèmes d’approvisionnement.
Malgré de terribles conditions d’occupation, la reprise des contacts entre les deux groupes professionnels nationaux fut très rapide après la guerre. Dès 1946, le patronat français considère à nouveau les sidérurgistes allemands comme des partenaires naturels avec lesquels les relations doivent être normalisées à court terme. Les premiers contacts officiels ont lieu au sein de la Chambre de commerce internationale et de l’OECE. Ainsi, malgré les conditions très pénibles dans lesquelles la sidérurgie française a vécu la guerre, les liens n’ont pas été totalement rompus et nous faisons l’hypothèse que les relations forcées pendant la guerre ne constituèrent pas un obstacle rédhibitoire à la normalisation rapide de ces relations dans le premier après-guerre.

Aufsätze (Articles)
* Michel Margairaz: Die französischen (und deutschen) Unternehmen während des Zweiten Weltkrieges * Sophie Chauveau: Die Pharma- Industrie in Frankreich während der Besetzungszeit-Eine Bestandaufnahme * Françoise Berger: Die Beziehung zwischen der französischen und der deutschen Eisen- und Stahlindustrie * Danièle Fraboulet: Unternehmsnführung und Strategien der Metallunternehmen in der Pariser Region 1937- 1947 * Nicolas Marty: Kriegswirtschaft und Kriegsverpflichtungen der Arbeitskräfte * Philippe Verheyde: Vichy, die deutsche Bseatzungsmacht und ihre wirtschaftlichen Beziehungen im Raqhmen der <<Arisierung>> der großen jüdischen Unternehmen.

14.  » Les archives des entreprises sidérurgiques allemandes et françaises pendant la Seconde Guerre mondiale : étude comparative « , in H. Joly (dir.), Les archives d’entreprises pendant la guerre, Publié par le CAMT (Roubaix) et le GDR 2539 (Lyon II), 2005, p. 97-109.

Résumé : Cette communication s’intéresse aux archives des entreprises sidérurgiques françaises et allemandes, en combinant des sources issues des entreprises françaises (Schneider, de Wendel) et allemandes (Mannesmann, Thyssen, Krupp et les Aciéries réunies). Leur exploitation croisée permet d’améliorer notre connaissance des entreprises françaises du secteur concerné. La majorité des entreprises allemandes citées possèdent des informations sur leurs concurrentes françaises, apportant un éclairage utile et majeur notamment en ce qui concerne les débats, les relations, mais aussi les pressions relatives à des cessions de participations. Par ailleurs, toute une étude pourrait être menée sur l’épineuse question de la main-d’oeuvre volontaire, forcée ou déportée dont ont bénéficié les entreprises sidérurgiques allemandes sous l’Occupation.

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Présentation ouvrage :
L’idée est largement répandue : travailler sur l’histoire des entreprises sous l’Occupation impliquerait de faire l’impasse sur les archives des entreprises elles-mêmes. Les monographies d’entreprises ou de branches se sont effectivement longtemps abstenues d’aborder cette période particulière. Le contenu des guides des sources disponibles n’apparaît également pas très encourageant. Il n’est pourtant plus possible aujourd’hui de prétendre sérieusement qu’il faille se passer de ces sources essentielles. Il existe certes de nombreuses lacunes ou obstacles regrettables, liés en partie aux destructions volontaires de l’après-guerre ou à la politique de fermeture des archives adoptées par de nombreuses firmes, mais ce problème n’est pas propre à la période de l’Occupation et même aux archives d’entreprises en général. A la suite de travaux pionniers récents, les articles rassemblés dans ce volume montrent, d’une part, que sont conservés dans les entreprises d’importants fonds auxquels il est, avec un peu de persévérance, possible d’accéder. D’autre part, les dépôts publics disposent de nombreux fonds d’origine privée, qu’il s’agisse, au plan national, du Centre des archives du monde du travail à Roubaix, au plan local, des archives départementales ou municipales ou, à l’étranger, des archives allemandes notamment. De multiples perspectives de recherche sont ainsi tracées. C’est plutôt la profusion d’archives, même si elle est inégale et sélective, qui menace l’historien des entreprises sous l’Occupation. 

13.  » André François-Poncet, des réseaux intellectuels à l’expérience du journalisme économique au service des entrepreneurs.« , in O. Dard et G. Richard (dir.), Les permanents patronaux: éléments pour une histoire de l’organisation patronale en France dans la première moitié du XXe siècle, Presses de l’Université de Metz, 2005,p. 75-92. (2e édition: 2013).

Résumé : André François-Poncet a laissé l’image d’un grand ambassadeur, un homme au cœur des réseaux franco-allemands et européens. Mais seuls quelques spécialistes savent aussi que ce Normalien agrégé d’allemand fit d’abord un parcours de journaliste économique avant de rejoindre les sphères de la haute diplomatie.

 

 

12. OUVRAGE – En collaboration : Documents diplomatiques français, 1940, tome I (1er janvier – 10 juillet), Commission de publication des documents diplomatiques, Ministère des Affaires Étrangères, sous la direction de André Kaspi (Paris), en collaboration avec Catherine Nicault (Univ. de Reims) et Claire Mouradian (EHESS), éd. Peter Lang, Paris-Bruxelles, 2004, 1005 p. (abstract)

Présentation ouvrage :
Du 1er janvier au 10 juillet 1940, la France en guerre traverse trois périodes distinctes. Jusqu’à la fin de mars, la «drôle de guerre» continue. Les diplomates s’interrogent sur les possibilités d’un retour à la paix, sur une éventuelle offensive des armées allemandes, sur l’attitude de l’Italie et sur la guerre russo-finlandaise. Puis, c’est le débarquement en Norvège qui occupe le devant de la scène. On tâche alors de renforcer la coopération franco-anglaise, on scrute les intentions des Scandinaves et des Soviétiques, sans perdre de vue les événements d’Extrême-Orient.
La date du 10 mai est décisive. Soudain, les Allemands attaquent, pénètrent en Belgique et enfoncent les armées françaises dans les jours suivants. À Paris, au sein du gouvernement, dans les réunions franco-britanniques, le débat fait rage: faut-il abandonner le combat? Respecter la parole donnée aux Anglais? Poursuivre la bataille ailleurs qu’en métropole? L’accession du maréchal Pétain à la présidence du Conseil annonce la fin des hésitations. Les armistices avec l’Allemagne et l’Italie sont signés. Peu après, l’affaire de Mers El Kébir entraîne la rupture avec la Grande-Bretagne. La France de Vichy est vaincue. Celle de Londres continue le combat.
Les dépêches et les télégrammes, les notes et les comptes rendus des diplomates d’alors, les documents qu’ils ont conservés nous plongent au coeur de ces semaines dramatiques qui ont profondément marqué notre mémoire nationale. L’histoire nous les fait revivre et comprendre. À lire ces textes, nous prenons conscience des espoirs et du désarroi, des grandeurs et des faiblesses, des courtes vues et de l’esprit visionnaire de ceux qui, en ces heures terribles, ont gouverné la France.


11. » Régions, États, Europe et gestion de crise: le secteur sidérurgique autour des exemples français et allemand « , Revue Vingtième Siècle, N° spécial  » Crises et conscience de crise: mutations et recompositions en France et en Europe, 1973-1995 « , déc. 2004, p. 139-150.

Eine deutsche Fassung ist auf der Deuframat-Website verfügbar.

Résumé : Cet article propose une étude des relations de la sidérurgie française et allemande, sur l’exemple du Nord-Pas-de-Calais et de la Ruhr, avec les pouvoirs publics, à différentes échelles, depuis la crise des années 1970. La comparaison des interventions des autorités publiques (régionales, nationales et européennes) dans ces deux régions fait ressortir des approches assez différentes dans les modes d’intervention (plans économiques, prêts, subventions, nationalisation, aides sociales). L’échelle régionale n’a pas été prise en compte en France avec la même efficacité, ce qui peut expliquer les différences de résultats. Cependant, les effets comparés de la gestion de la crise montrent que, malgré une résistance et une reprise apparemment meilleures de la sidérurgie de la Ruhr, les deux régions ont souffert de conséquences socio-économiques assez proches, avec une redistribution des emplois industriels sur d’autres régions. L’Europe a eu certes un rôle important pour la reconversion, mais essentiellement dans le domaine social. On peut cependant considérer que par ses exigences d’assainissement des comptes, elle a permis la survie des deux sidérurgies, fût-ce à un prix humain élevé.

10. «  Le compromis franco-allemand dans l’industrie lourde « , in Mareike König et Mathias Schutz (Hrg.), Die Bundesrepublik Deutschlands und die europäische Vereinigung (1950-2000). Bewegende Kräfte und politische Akteure, Franz Steiner Verlag, Stuttgart, 2004, p. 379-399.

Résumé : Analyse des négociations sur le Traité de la CECA, des enjeux de toute nature et des demandes, des craintes et des préoccupations des milieux sidérurgiques, principaux intéressés dans le Plan Schuman.

 

9.  » Les réseaux de l’industrie sidérurgique pendant les années trente. Deux exemples croisés. « , in M. Dumoulin (ed.), Réseaux économiques et construction européenne (Economic Networks and European Integration), Peter Lang, 2004, p.145-161.

Résumé : Avant d’esquisser une typologie générale des réseaux de la sidérurgie dans les années 1930, il convenait de se demander si l’on pouvait véritablement parler de « réseaux » entre les patrons européens de l’acier, au cours de cette période. On peut, dans un premier temps, évoquer des liens de nature variée : liens officiels, institutionnels, ou liens plus informels, privés, voire personnels. Si ces liens ont débouché sur la mise en place de réseaux plus ou moins formels, quels en étaient les mobiles, les objectifs ? Quels étaient les vecteurs de diffusion de l’information, les supports et les formes de ces échanges ? Enfin, – et c’est là la question fondamentale –, quels « résultats » ces réseaux ont-ils obtenu, autrement dit, ont-ils eu une influence, une utilité, directe ou indirecte, sur le rapprochement des hommes et de leurs points de vue, et servi ainsi de base à la future construction européenne ? Toutes ces questions sont ambitieuses et nécessiteraient des études approfondies et vastes. L’idée est donc de s’appuyer sur deux exemples d’hommes de l’acier, Ernst Poensgen et de Théodore Laurent, deux patrons d’influence dans la sidérurgie européenne des années 1930, pour apporter des réponses précises, – même si elles ne sont pas nécessairement généralisables -, aux questions proposées.

Présentation de l’ouvrage: La notion de réseaux économiques n’a guère encore été mise en relation avec celle de gouvernance par les historiens. Ce volume s’y essaie à travers deux séries de questions. D’une part, quels sont les acteurs économiques qui, en dehors des instances publiques, combattent ou portent le projet européen et quels sont leurs objectifs? D’autre part, comment, à travers des ensembles de relations complexes, notamment de maillages des espaces sociaux, ces acteurs influencent-ils une décision, une attitude ou une orientation concernant la gestion de la Cité européenne? Vingt-huit contributions répondent à ces questions, sans omettre de prendre en compte les problèmes de méthode, le témoignage           d’acteurs et les interpellations de décideurs contemporains.

8. « Crise et reconversion dans la sidérurgie: étude comparée des bassins du Nord-Pas-de-Calais et de la Ruhr« , Mitteilungsblatt (Zeitschrift des Bochumer Instituts für soziale Bewegungen), Nr.30/2003, p. 77-84

Résumé : Après avoir présenté les temps de la crise de la sidérurgie dans la région du Nord-Pas-de-Calais et ses caractéristiques, puis analysé ses causes multiples, sont ensuite détaillées les réponses publiques et privées de réponse à la crise, à l’échelle de l’entreprise, mais avant tout les politiques publiques nationales et régionales, et les résultats de ces politiques.

 Je suis éditrice de ce numéro avec J.-F. Eck, K. Lauschke et P. Friedemann.

7.  » L’exploitation de la main d’oeuvre française dans l’industrie sidérurgique allemande pendant la Seconde Guerre mondiale « , Revue d’histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 2003, p.148-181 (sommaire). 

Résumé : L’industrie sidérurgique allemande a utilisé de manière intensive la main d’œuvre déportée, pendant la Seconde Guerre mondiale. Pris dans l’engrenage d’une production poussée à l’extrême avec une main d’œuvre nationale sans cesse amputée, elle a pleinement joué le jeu du gouvernement nazi. Les Français ont largement contribué à fournir à la sidérurgie allemande des travailleurs, en grande partie qualifiés, et ils représentèrent une part importante de la main d’œuvre de ce secteur, même si les situations furent les plus variées. Comme le montrent les exemples pris dans les grands Konzerne ainsi que dans de plus petites entreprises sidérurgiques, ils subirent sur place de rudes conditions d’existence, même si celles-ci ne furent pas comparables à celles des travailleurs de l’Est.

6.  » La France, l’Allemagne et l’acier (1932-1952) « , Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, n°13, automne 2002.

Résumé : Malgré une histoire bilatérale particulièrement troublée, les liens – de diverse nature – tissés par les industriels de l’acier de part et d’autre du Rhin, dès les années vingt, présentent un intérêt majeur dans le cadre de la réflexion sur les constructions européennes. La sidérurgie a en effet été un des premiers terrains d’expérience d’entente économique à l’échelle européenne.

5.  » Les patrons de l’acier en France et Allemagne face à l’Europe (1930-1960) « , in E. Bussière, M. Dumoulin (dir.),Milieux économiques et intégration européenne en Europe occidentale au XXe siècle, Artois Presses Université, Arras, 1998, p. 179-195.

Résumé de l’article : Des cartels des années 1930 à la CECA, la sidérurgie européenne s’est largement transformée et les pouvoirs publics ont repris l’intitiative aux entrepreneurs. Mais ceux-ci ont accepté rapidement la nouvelle donne de 1950, en particulier parce qu’elle s’appuyait sur une longue expérience de coopération européenne dans le cadre de l’Entente internationale de l’acier de l’Entre-deux-guerres.

 Voir la table des matières

Présentation de l’ouvrage: On nous enseigne généralement que l’intégration économique de l’Europe fut engagée à partir d’avril 1951 avec la signature du traité de Paris qui créa la CECA. Les étapes institutionnelles qui se sont succédées depuis contribueraient chacune à l’élargissement ou à l’approfondissement du processus. L’ouvrage rompt avec cette démarche et offre une série d’analyses cherchant à préciser les perceptions et les pratiques développées au sein des milieux économiques face à l’Europe du XXe siècle. Il met en relief les contours de l’identité économique de l’Europe telle qu’elle émerge des réflexions et des expériences, la longue maturation de l’idée d’organisation économique du continent, les attitudes et les pratiques des acteurs. Organisé selon une approche thématique, il offre de nouveaux aperçus relatifs au monde de l’industrie ou des organisations patronales et à des milieux peu abordés jusqu’ici par la recherche : monde du négoce ou de la finance, milieux agricoles, syndicats.

4.  » La France et l’Allemagne au cœur de l’Europe industrielle en construction : des ententes privées à la CECA « ,  Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 47 (Historiens d’hier et industrialisation en Europe occidentale de 1880 à la fin des années 1960), juillet-septembre 1997, p. 37-46.

Résumé : Une sélection de documents d’archive commentés, sur les évolutions de la sidérurgie européenne, de l’Entre-deux-guerres, époque du cartel européen de l’acier, à l’après-guerre, qui voit émerger la première étape de la contruction européenne, la CECA.

3.  » Les sidérurgistes français et allemands face à l’Europe : divergences de conception, concurrence et intérêts communs (1932-1952). « Journal of European Integration History, 1997/2 (N° 6 Volume 3/2), p. 35-52. 

Résumé : L’analyse des liens franco-allemands dans le secteur de la sidérurgie permet d’étudier la mise en pratique du processus européen, appliqué à l’échelle sectorielle comme une sorte de répétition générale avant le marché commun. Des années trente aux années cinquante furent élaborées d’abord des ententes internationales de type privé, au sein du Cartel de l’acier, puis un Marché commun de l’acier de type supranational, la CECA. Les liens construits dans les années trente par les sidérurgistes des deux pays étaient de nature très différente de ceux qui furent imposés par les gouvernements dans les années cinquante. Mais le travail en commun qui avait été mené alors, les habitudes de collaboration qui s’en étaient suivies permirent néanmoins aux hommes de l’acier des deux pays d’aborder la nouvelle organisation européenne sans trop de résistance, si ce n’est à l’égard de l’interdiction de toute forme d’entente sectorielle, interdiction résultant de l’influence américaine sur l’Europe en reconstruction.

2.  » Les effets de la grande crise sur les relations franco-allemandes. L’exemple de la sidérurgie. « Relations internationales, n° 82, été 1995, p. 175-196. 

Résumé : Les relations diplomatiques et économiques franco-allemandes s’étaient relativement normalisées à la fin des années vingt. La crise de 1929 remet en cause certains acquis dans les relations bilatérales et, dans le domaine de la sidérurgie, met à bas le cartel international de l’acier. Mais les liens serrés qui s’étaient tissés entre les maîtres de forge français et allemands leur permettent rapidement de dépasser les difficultés économiques du moment. C’est ainsi qu’ils posent conjointement la première pierre de la nouvelle Entente Internationale de l’Acier.

1.  » Les relations économiques de la République française avec la République fédérale d’Allemagne (1949-1954) « , Travaux et recherches (revue de l’Institut Pierre Renouvin), n°4, été 1992, p 67-71.

Résumé : Présentation de la reprise des relations économiques officielles entre la France et la nouvelle RFA, encore sous occupation alliée, sur fond de guerre froide.

Eine deutsche Fassung ist auf der Deuframat-Website verfügbar.

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