Dossier sidérurgie

Une référence indispensable pour l’histoire de la sidérurgie française:
Philippe Mioche, Éric Godelier, Ivan Kharaba, Pascal Raggi, dir.), Dictionnaire historique de la sidérurgie française, Presses universitaires de Provence, 2022, 816 p.
ISBN:  9791032003909

Présentation éditeur
Le Dictionnaire historique de la sidérurgie française est un ouvrage de référence qui permet de comprendre la grandeur et l’effacement d’une industrie historique. Il offre un accès commode aux différents aspects de cette industrie singulière. Grâce à 280 notices rédigées par des spécialistes reconnus de la sidérurgie – érudits, ingénieurs, universitaires –, il contribue à faire mieux connaître les caractéristiques passées et présentes d’un secteur d’activité encore puissant bien que moins visible sur le territoire français. Parfois méconnue, la sidérurgie le sera moins après la lecture de ce livre. Des hommes aux process de travail, en passant par l’économie, la géographie, l’histoire, les légendes, les productions, les représentations et les usines, ce livre est une présentation synthétique de tout ce qui constitue l’univers sidérurgique national. Ses entrées alphabétiques et ses nombreuses illustrations en font un outil de travail efficace pour ceux qui souhaitent comprendre une industrie dont le cœur de métier, et le projet, visent la création de matériaux les plus courants, aux alliages métalliques les plus complexes, autant d’objets fondamentaux pour les sociétés humaines contemporaines.

Table des matièresTable des matières

Voir aussi (parmi une très large bibliographie) …

Philippe Mioche, Eric Godelier, « L’acier et la sidérurgie française, vus par l’histoire économique« , Matériaux & Techniques, 2023, 111 (3), pp.306

Valérie Létard (Sénat), Donner des armes à l’acier français : accompagner la mutation d’une filière stratégique, Rapport d’information n° 649 (2018-2019), tome I, 9 juillet 2019.

Sylvie Cornot-Gandolphe, « La sidérurgie européenne se prépare pour être à la pointe de la décarbonation« , Notes de l’IFRI, janvier 2023

Philippe Mioche. La sidérurgie à Fos, des projets régionaux au destin mondial. Histoire et récits du pays martégal, Atelier Baie, pp.110-130, 2023

Mes articles portant sur la sidérurgie

(7 notices) : « Allemagne (La sidérurgie française vue d’) », « Dillingen (usine) », « L’emploi féminin dans la métallurgie », « l’Entente internationale de l’Acier (EIA), « Joeuf (usine) », « Pamiers (usine) », « Thyssen en France », in Ph. Mioche, E. Godelier, I. Kharaba et P. Raggi (dir.), Dictionnaire historique de la sidérurgie française, Presses universitaires de Provence, 2022.

«  L’industrie lourde, un monde interdit aux femmes ? Comparaison franco-allemande de la place des femmes dans l’industrie métallurgique, du début du XXe siècle à nos jours »in Françoise Berger, Anne Kwaschik (dir.), La „condition féminine“. Feminismus und Frauenbewegung im 19. und 20. Jahrhundert /La „condition féminine“. Féminismes et mouvements de femmes au XIXe-XXe siècles, Franz Steiner Verlag GmbH, Stuttgart,  2016, p.291-308.

« Les enjeux de la canalisation de la Moselle et de la Sarre jusqu’au Rhin pour les industriels sidérurgistes du bassin Lorraine-Sarre-Luxembourg (jusqu’aux années 1950) », in B. Touchelay, F.Berger, Pierre Tilly, M. Rapoport (éd.), Industries, territoire et cultures en Europe du Nord-Ouest XIX-XXe siècles, CNMT, 2016.

« France – Allemagne : stratégies industrielles comparées sur la longue durée », Outre-Terre n°33-34, décembre 2012, p. 213-231.

« Les stratégies d’adaptation à la mondialisation. Étude comparée du secteur sidérurgique en France et en Allemagne. », in Jean-François Eck (Hrsg.), Dietmar Hüser (Hrsg.), Deutschland und Frankreich in der Globalisierung im 19. und 20. Jahrhundert / L’Allemagne, la France et la mondialisation aux XIXe et XXe siècles, Schriftenreihe des Deutsch-Französischen Historikerkomitees, Band 8, Steiner Verlag, 2012, 213 S, p. 73-92. (site éditeur)

Abstract article: La sidérurgie a connu en France et en Allemagne une évolution à la fois semblable et contrastée, résultat d’adaptations successives à la mondialisation, à l‘œuvre dans ce secteur dès la fin du XIXe siècle. Tour à tour ou simultanément, ont été utilisées à cette fin la pénétration commerciale à l’étranger, les ententes, le progrès technique, la concentration financière. Malgré la similitude des approches, les résultats sont contrastés, comme le montre, en France, depuis le rachat d’Arcelor par Mittal, la disparition de la dernière entité autonome, contrairement à l’Allemagne qui a su conserver une sidérurgie nationale. On peut s‘interroger sur les raisons de ce contraste. Sans doute convient-il de les chercher dans l’environnement dans lequel se situent les firmes. Celui-ci semble avoir été moins propice au maintien du secteur dans le cas français. Mais il faut aussi tenir compte de la gestion des entreprises, souvent plus performante en Allemagne. Une dernière particularité du secteur est l’absence de tout regroupement franco-allemand, à quelques exceptions près telles que les Dillinger Hütte, entreprise sarroise qui, malgré une taille moyenne, remporte d’appréciables succès en se spécialisant dans les grands contrats à l’exportation.

« Premières approches historiques sur l’intégration économique européenne : une réflexion sectorielle« ,Cahiers FARE, Université de Strasbourg, n°1, sept. 2011, p. 17-40 (lien éditeur)

« Alexis Aron, ingénieur sidérurgiste »Archives juives, n°44/1, mars 2011, p.136-139. 

Françoise Berger, Eric Bussière, « La France, la Belgique, l’Allemagne et les cartels de l’Entre-deux-guerres. Une méthode pour l’organisation économique de l’Europe » in Michel Dumoulin, Jürgen Elvert, Sylvain Schirmann (dir.), « Ces chers voisins » L’Allemagne, la Belgique et la France en Europe du XIXe au XXIe siècles, Steiner Verlag, Stuttgart, 2010, p. 222-242.

Résumé : La France, la Belgique et l’Allemagne représentent jusqu’aux années 1960 le cœur industriel de l’Europe continentale. Pour prendre en compte à la fois l’unité de cet espace et les disparités de structure et d’intérêts de son marché, les gouvernements et les industriels européens ont très tôt recherché des solutions du coté de l’organisation des marchés au moyen d’accords commerciaux et d’ententes privées. Cet article vise d’abord à évaluer le rôle joué par les acteurs originaires des trois pays précédemment cités dans le processus européen de cartellisation. Il présente à cette fin une réflexion sur la place des cartels dans les projets d’organisation économique de l’Europe de l’Entre-deux-guerres et montre que ceux-ci concernent essentiellement les industries de la première industrialisation, en particulier la métallurgie. Il propose également une mise en perspective du rôle que ce type d’organisation des marchés, aux fortes implications sociales, politiques et internationales, a pu jouer lors de la mise en œuvre de la construction européenne à partir des années 1950. A cette époque, on note le passage à un modèle conventionnel rénové, par l’action des pouvoirs publics, des nouvelles institutions européennes, mais aussi des entreprises qui s’adaptent à la nouvelle donne. La permanence des comportements et la relative pérennité du modèle d’organisation au delà des années 1950 renvoient aussi à des permanences d’un autre type, celles d’une forme d’organisation contractuelle de l’économie et de la société en Europe continentale très présente jusqu’aux années 1980.oir le sommaire de l’ouvrage)

« Iron and steel trade« , in Akira Iriye and Pierre-Yves Saunier (ed.), Palgrave Dictionary of Transnational History, London, Palgrave Macmillan, 2009.

Abstract : More than for any other industrial products, the production and the distribution of iron and steel took place against the regional and then worldwide background of material, financial and political constraints. Of crucial importance was the intervention of the states, the international political context with rearmament moments and wars, various economic crises, the exporting capacity of producing countries, the emergence of new national competitors and ongoing technological innovations and the growth of replacement products. After the Second World War, this trade fell under the liberalization movement of world trade until the crisis of the 1970s. Since then, there have been important tensions and crises on the world iron and steel market.

« Le regard sur l’Amérique dans la sidérurgie française : des voyages d’études de l’Entre-deux-guerres aux missions de productivité du Plan Marshall », in H. Harter, A. Marès, P. Melandri, et C. Nicault (dir.), Terres promises. Mélanges offerts à André Kaspi, Publications de la Sorbonne, 2008, p.193-210.

Résumé : Cet article se penche sur les diverses voies de l’influence américaine dans la sidérurgie française du début du XXe siècle aux années 1950.

« La société Schneider face au travail obligatoire en Allemagne.« , in Christian Chevandier, Jean-Claude Daumas (éd.), Travailler dans les entreprises sous l’Occupation, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2007, p.67-86.

« Les relations entre les sidérurgies française et allemande de 1870 à la CECA », 
in Revue d’Allemagne et des Pays de langue allemande, avril-juin 2007, n°39, 2007, p. 163-199.

« Les transferts technologiques venus d’Amérique dans la sidérurgie française et allemande au cours de l’Entre-deux-guerres. Étude comparée. »,
in C. Metzger, H. Kaelble (Hg.),Deutschland – Frankreich – Nordamerika : Transfers, Imaginationen, Beziehungen, Stuttgart, F. Steiner Verlag, 2006, p.171-188.

Résumé : Dans l’Entre-deux-guerres, la sidérurgie américaine possède une avance technologique certaine sur son homologue européenne. Les sidérurgistes français et allemands, qui sont eux-mêmes en contact professionnel parfois étroit (direct, ou lors de conférences internationales), s’intéressent à cette technologie : des voyages d’études sont organisés, des machines sont importées. Dans la concurrence qui se joue entre les deux principales sidérurgies européennes, c’est la sidérurgie allemande qui, grâce à sa puissance financière et à son esprit d’anticipation, franchit le pas la première pour l’équipement en train à bandes à coulée continue de technologie américaine,dans les années 1930. Ceci lui permet de prendre une avance remarquable dans le domaine de l’acier plat. Au-delà de la description de ces contacts et du jeu des transferts technologiques, qui ne sont pas à sens unique, un des problèmes évoqués est celui de savoir pourquoi la France ne put ou ne voulut pas prendre cette décision à cette époque.

« Éléments sur la crise de la sidérurgie en vue d’une approche comparative. Le cas du Nord-Pas-de-Calais et du groupe Usinor », in Revue du Nord, Hors série n° 21, La reconversion industrielle des bassins charbonniers vue dans une perspective comparative, 2006, p.43-57

Résumé : Dans la région Nord-Pas-de-Calais, les relations spécifiques de la sidérurgie française avec les pouvoirs publics, dans le cadre du groupe Usinor présenté ici, ont pesé sur les décisions à prendre pour une restructuration efficace du secteur. Avant la crise, la région Nord-Pas-de-Calais était une région sidérurgique innovante et le groupe Usinor y avait un taux de productivité bien supérieur à celui de ses concurrents lorrains. Mais des erreurs ont été commises, pour des raisons politiques et sociales, quand l’État a empêché la fermeture des unités les plus vétustes tout en favorisant les avancées technologiques. Malgré les sommes colossales injectées dans un secteur nationalisé en 1981 pour cause d’extrêmes difficultés financières, la restructuration n’a pas été suffisamment bénéficiaire à l’emploi industriel dans la région. De plus, les conséquences sur le tissu régional et local des crises à rebondissement, ont été inégales. Elles ont abouti au renforcement des difficultés dans l’ancien pays minier, au bénéfice du littoral dunkerquois.

« Die Beziehungen zwischen der französischen und der deutschen Eisen- und Stahlindustrie während des Krieges » (Les relations entre la sidérurgie française et allemande pendant la guerre), in Zeitschrift für Unternehmensgeschichte, 2005/2  oct. 2005, p.159-180.

Résumé : La sidérurgie française dut produire pour l’Allemagne pendant la guerre sous le joug d’un contrôle extrêmement strict, mais ceci n’empêcha pas certains liens directs qui s’appuyaient sur des relations fort anciennes entre les deux patronats. Celles-ci furent d’abord totalement bouleversées par le conflit et les ambitions que celui-ci permettait à la sidérurgie allemande : recouvrement d’anciennes propriétés, récupération de brevets, prises de participation. L’ensemble de ces actions visaient à opérer une emprise durable sur une partie de l’économie française.
Sur le terrain, les entreprises françaises furent l’objet d’un double contrôle, militaire et civil, ce dernier étant placé sous la responsabilité de directeurs ou d’ingénieurs dans de grandes usines sidérurgiques allemandes. Si les entreprises chargées de ce contrôle technique en tirèrent de très bons bénéfices, cependant cette présence alla plutôt dans le sens d’une atténuation des difficultés humaines et matérielles de l’occupation. On constate aussi d’autres formes de relations qui allaient d’affaires commerciales relativement classiques à des propositions de travail ou d’investissements en commun. Le gouvernement nazi encouragea par ailleurs les rencontres entre industriels. Les entreprises de la zone occupée furent obligées d’adhérer aux cartels allemands, une manière de renforcer la mainmise sur leur production, qui aboutit cependant à une certaine égalité de traitement face au marché allemand et aux problèmes d’approvisionnement.
Malgré de terribles conditions d’occupation, la reprise des contacts entre les deux groupes professionnels nationaux fut très rapide après la guerre. Dès 1946, le patronat français considère à nouveau les sidérurgistes allemands comme des partenaires naturels avec lesquels les relations doivent être normalisées à court terme. Les premiers contacts officiels ont lieu au sein de la Chambre de commerce internationale et de l’OECE. Ainsi, malgré les conditions très pénibles dans lesquelles la sidérurgie française a vécu la guerre, les liens n’ont pas été totalement rompus et nous faisons l’hypothèse que les relations forcées pendant la guerre ne constituèrent pas un obstacle rédhibitoire à la normalisation rapide de ces relations dans le premier après-guerre.

« Les archives des entreprises sidérurgiques allemandes et françaises pendant la Seconde Guerre mondiale : étude comparative« , in H. Joly (dir.), Les archives d’entreprises pendant la guerre, Publié par le CAMT (Roubaix) et le GDR 2539 (Lyon II), 2005, p. 97-109.

Résumé : Cette communication s’intéresse aux archives des entreprises sidérurgiques françaises et allemandes, en combinant des sources issues des entreprises françaises (Schneider, de Wendel) et allemandes (Mannesmann, Thyssen, Krupp et les Aciéries réunies). Leur exploitation croisée permet d’améliorer notre connaissance des entreprises françaises du secteur concerné. La majorité des entreprises allemandes citées possèdent des informations sur leurs concurrentes françaises, apportant un éclairage utile et majeur notamment en ce qui concerne les débats, les relations, mais aussi les pressions relatives à des cessions de participations. Par ailleurs, toute une étude pourrait être menée sur l’épineuse question de la main-d’oeuvre volontaire, forcée ou déportée dont ont bénéficié les entreprises sidérurgiques allemandes sous l’Occupation.

« Régions, États, Europe et gestion de crise: le secteur sidérurgique autour des exemples français et allemand » , Revue Vingtième Siècle, N° spécial  » Crises et conscience de crise: mutations et recompositions en France et en Europe, 1973-1995 « , déc. 2004, p. 139-150.

Résumé : Cet article propose une étude des relations de la sidérurgie française et allemande, sur l’exemple du Nord-Pas-de-Calais et de la Ruhr, avec les pouvoirs publics, à différentes échelles, depuis la crise des années 1970. La comparaison des interventions des autorités publiques (régionales, nationales et européennes) dans ces deux régions fait ressortir des approches assez différentes dans les modes d’intervention (plans économiques, prêts, subventions, nationalisation, aides sociales). L’échelle régionale n’a pas été prise en compte en France avec la même efficacité, ce qui peut expliquer les différences de résultats. Cependant, les effets comparés de la gestion de la crise montrent que, malgré une résistance et une reprise apparemment meilleures de la sidérurgie de la Ruhr, les deux régions ont souffert de conséquences socio-économiques assez proches, avec une redistribution des emplois industriels sur d’autres régions. L’Europe a eu certes un rôle important pour la reconversion, mais essentiellement dans le domaine social. On peut cependant considérer que par ses exigences d’assainissement des comptes, elle a permis la survie des deux sidérurgies, fût-ce à un prix humain élevé.

«  Le compromis franco-allemand dans l’industrie lourde « , in Mareike König et Mathias Schutz (Hrg.), Die Bundesrepublik Deutschlands und die europäische Vereinigung (1950-2000). Bewegende Kräfte und politische Akteure, Franz Steiner Verlag, Stuttgart, 2004, p. 379-399.

Résumé : Analyse des négociations sur le Traité de la CECA, des enjeux de toute nature et des demandes, des craintes et des préoccupations des milieux sidérurgiques, principaux intéressés dans le Plan Schuman.

« Les réseaux de l’industrie sidérurgique pendant les années trente. Deux exemples croisés.», in M. Dumoulin (ed.), Réseaux économiques et construction européenne (Economic Networks and European Integration), Peter Lang, 2004, p.145-161.

Résumé : Avant d’esquisser une typologie générale des réseaux de la sidérurgie dans les années 1930, il convenait de se demander si l’on pouvait véritablement parler de « réseaux » entre les patrons européens de l’acier, au cours de cette période. On peut, dans un premier temps, évoquer des liens de nature variée : liens officiels, institutionnels, ou liens plus informels, privés, voire personnels. Si ces liens ont débouché sur la mise en place de réseaux plus ou moins formels, quels en étaient les mobiles, les objectifs ? Quels étaient les vecteurs de diffusion de l’information, les supports et les formes de ces échanges ? Enfin, – et c’est là la question fondamentale –, quels « résultats » ces réseaux ont-ils obtenu, autrement dit, ont-ils eu une influence, une utilité, directe ou indirecte, sur le rapprochement des hommes et de leurs points de vue, et servi ainsi de base à la future construction européenne ? Toutes ces questions sont ambitieuses et nécessiteraient des études approfondies et vastes. L’idée est donc de s’appuyer sur deux exemples d’hommes de l’acier, Ernst Poensgen et de Théodore Laurent, deux patrons d’influence dans la sidérurgie européenne des années 1930, pour apporter des réponses précises, – même si elles ne sont pas nécessairement généralisables -, aux questions proposées.

« Crise et reconversion dans la sidérurgie: étude comparée des bassins du Nord-Pas-de-Calais et de la Ruhr« , Mitteilungsblatt (Zeitschrift des Bochumer Instituts für soziale Bewegungen), Nr.30/2003, p. 77-84

Résumé : Après avoir présenté les temps de la crise de la sidérurgie dans la région du Nord-Pas-de-Calais et ses caractéristiques, puis analysé ses causes multiples, sont ensuite détaillées les réponses publiques et privées de réponse à la crise, à l’échelle de l’entreprise, mais avant tout les politiques publiques nationales et régionales, et les résultats de ces politiques.

« L’exploitation de la main d’oeuvre française dans l’industrie sidérurgique allemande pendant la Seconde Guerre mondiale« , Revue d’histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 2003, p.148-181 (sommaire). 

Résumé : L’industrie sidérurgique allemande a utilisé de manière intensive la main d’œuvre déportée, pendant la Seconde Guerre mondiale. Pris dans l’engrenage d’une production poussée à l’extrême avec une main d’œuvre nationale sans cesse amputée, elle a pleinement joué le jeu du gouvernement nazi. Les Français ont largement contribué à fournir à la sidérurgie allemande des travailleurs, en grande partie qualifiés, et ils représentèrent une part importante de la main d’œuvre de ce secteur, même si les situations furent les plus variées. Comme le montrent les exemples pris dans les grands Konzerne ainsi que dans de plus petites entreprises sidérurgiques, ils subirent sur place de rudes conditions d’existence, même si celles-ci ne furent pas comparables à celles des travailleurs de l’Est.

« La France, l’Allemagne et l’acier (1932-1952)« , Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, n°13, automne 2002.

Résumé : Malgré une histoire bilatérale particulièrement troublée, les liens – de diverse nature – tissés par les industriels de l’acier de part et d’autre du Rhin, dès les années vingt, présentent un intérêt majeur dans le cadre de la réflexion sur les constructions européennes. La sidérurgie a en effet été un des premiers terrains d’expérience d’entente économique à l’échelle européenne.

« Les patrons de l’acier en France et Allemagne face à l’Europe (1930-1960) « , in E. Bussière, M. Dumoulin (dir.),Milieux économiques et intégration européenne en Europe occidentale au XXe siècle, Artois Presses Université, Arras, 1998, p. 179-195.

Résumé : Des cartels des années 1930 à la CECA, la sidérurgie européenne s’est largement transformée et les pouvoirs publics ont repris l’intitiative aux entrepreneurs. Mais ceux-ci ont accepté rapidement la nouvelle donne de 1950, en particulier parce qu’elle s’appuyait sur une longue expérience de coopération européenne dans le cadre de l’Entente internationale de l’acier de l’Entre-deux-guerres.

« La France et l’Allemagne au cœur de l’Europe industrielle en construction : des ententes privées à la CECA » ,  Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 47 (Historiens d’hier et industrialisation en Europe occidentale de 1880 à la fin des années 1960), juillet-septembre 1997, p. 37-46.

Résumé : Une sélection de documents d’archive commentés, sur les évolutions de la sidérurgie européenne, de l’Entre-deux-guerres, époque du cartel européen de l’acier, à l’après-guerre, qui voit émerger la première étape de la contruction européenne, la CECA.

« Les sidérurgistes français et allemands face à l’Europe : divergences de conception, concurrence et intérêts communs (1932-1952). »Journal of European Integration History, 1997/2 (N° 6 Volume 3/2), p. 35-52. 

Résumé : L’analyse des liens franco-allemands dans le secteur de la sidérurgie permet d’étudier la mise en pratique du processus européen, appliqué à l’échelle sectorielle comme une sorte de répétition générale avant le marché commun. Des années trente aux années cinquante furent élaborées d’abord des ententes internationales de type privé, au sein du Cartel de l’acier, puis un Marché commun de l’acier de type supranational, la CECA. Les liens construits dans les années trente par les sidérurgistes des deux pays étaient de nature très différente de ceux qui furent imposés par les gouvernements dans les années cinquante. Mais le travail en commun qui avait été mené alors, les habitudes de collaboration qui s’en étaient suivies permirent néanmoins aux hommes de l’acier des deux pays d’aborder la nouvelle organisation européenne sans trop de résistance, si ce n’est à l’égard de l’interdiction de toute forme d’entente sectorielle, interdiction résultant de l’influence américaine sur l’Europe en reconstruction.

« Les effets de la grande crise sur les relations franco-allemandes. L’exemple de la sidérurgie.« Relations internationales, n° 82, été 1995, p. 175-196. 

Résumé : Les relations diplomatiques et économiques franco-allemandes s’étaient relativement normalisées à la fin des années vingt. La crise de 1929 remet en cause certains acquis dans les relations bilatérales et, dans le domaine de la sidérurgie, met à bas le cartel international de l’acier. Mais les liens serrés qui s’étaient tissés entre les maîtres de forge français et allemands leur permettent rapidement de dépasser les difficultés économiques du moment. C’est ainsi qu’ils posent conjointement la première pierre de la nouvelle Entente Internationale de l’Acier.

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